Des programmes en audiovision sur Arte
ARTE, diffuse depuis 1996 à l'attention des aveugles et malvoyants des programmes en audiovision (description, en voix off, de l’essentiel de l’image décors, paysages, action)
En France cette chaîne est pionnière dans ce domaine contrairement à l'Allemagne où l’audiovision est plus répandue.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site d'ARTE : Cliquez ici

Trait de séparation

 "Des caméras miniatures aident les aveugles à traverser en toute quiétude
Isabelle, membre de l'association "l'Art au-delà du Regard", nous fait part d'une information lue dans la presse :
"La revue "Measurement Science and Technology" vient de publier, dans son édition du mois de novembre, les résultats d'une étude menée au Japon pour aider les malvoyants à traverser en toute sécurité. Il s'agit de caméras très élaborées, réalisées par l'Institut de technologie de Tokyo, qui détectent les bandes blanches des passages cloutés ainsi que les feux de signalisation. Lors des tests réalisés pour l'instant en laboratoire, ce dispositif à réussi à identifier les différents éléments sur des vidéos réalisées à partir de carrefours existants. Monté sur une paire de lunettes et relié à un ordinateur miniaturisé, ce système permettrait aux aveugles de se déplacer sans canne ni chien. En reconnaissant les carrefours, il pourrait en effet indiquer par un système sonore, s'il est possible de traverser ou non. Des optimisations sont également prévues pour identifier les véhicules en mouvement ou à l'arrêt."

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 Une nouvelle collection destinée aux non et malvoyants
Un autre regard
Cette collection se propose d'aborder les oeuvres du Musée du Louvre par des approches complémentaires, à l'intention des personnes ayant des problèmes visuels.

Trois modes de lecture (visuel, tactile, auditif) sont en effet associés pour permettre au lecteur de choisir son mode d'accès au contenu de l'ouvrage.

Le texte est :
-partiellement imprimé en gros caractères et en braille,
-intégralement enregistré sur un CD audio.

L'image sérigraphiée en relief occupe une place privilégiée afin de découvrir, autrement que par les mots, des oeuvres ou certains éléments d'une civilisation.

Cet accès à l'iconographie, trop longtemps relayé par la description verbale, est ainsi restitué par le biais du toucher aux personnes déficientes visuelles qui ont besoin de ce support tactile pour se représenter objectivement les images.

Des images en relief
Ces deux ouvrages concernant les écritures cunéiforme et hiéroglyphique ne seraient pas envisageables sans images, elles seules pouvant restituer ces signes d'écriture. Or, leurs formes épurées se prêtent parfaitement à un transfert en relief, puisqu'ils sont à l'origine soit imprimés en creux (les
caractères cunéiformes), soit parfois en relief (les hiéroglyphes). La mise en relief par la sérigraphie de ces signes est ainsi conforme à leur nature tridimensionnelle.

Plus qu'une initiation au déchiffrement de ces caractères anciens, il s'agit ici d'une compréhension de leur logique de fonctionnement, voire d'une histoire de leur naissance et de leur développement, afin de mieux connaître deux civilisations antiques majeures, à l'origine de notre civilisation occidentale.

Du verbe à l'écrit : l'invention de l'écriture en Mésopotamie
Ce premier ouvrage explique comment un système d'écriture, le cunéiforme, se met en place, évolue et se diffuse à travers de nombreux peuples du Proche-Orient. Il est utilisé durant plus de trois mille ans avant de céder la place au système alphabétique qui est le nôtre.

Les hiéroglyphes : paroles des dieux dans l'Égypte pharaonique
Ce second titre permet de comprendre, à l'aide d'exemples simples, le mode de fonctionnement de la langue égyptienne, où l'image se substitue au mot.
Cet ouvrage constitue ainsi une approche de la pensée d'une civilisation dans sa cohérence et sa permanence.

Contact presse
Nelly Girault, tél.: 01.40.20.56.64, e-mail: girault@louvre.fr
Conception, coordination
Cyrille Gouyette, tél.: 01.40.20.58.76, e-mail : gouyette@louvre.fr
Informations pratiques
En vente uniquement à la librairie du Louvre, éditions du Musée du Louvre
(format 14,8 cm x 8,7 cm, 40 pages) :
-"Les hiéroglyphes" (ISBN: 2-901785-3),
prix 17,50 Euros.
-"Du verbe à l'écrit" (ISBN: 2-901785-5),
prix 17,50 Euros.
Parution en octobre 2003.

Pour tous renseignements, contacter la librairie du Louvre, Service clients, 75058 Paris cedex 01,
tél.: 01.40.20.84.80, fax : 01.40.20.54.45,
e-mail: librairie-louvre@rmn.fr

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 Arte Radio pour aveugles et malvoyants
Une version jumelle du site arteradio.com a été développée en html pour être compatible avec les logiciels d'aide aux handicapés. Ce site respecte au maximum les prescriptions du WAI (Web Accessibility Initiative). Voici le lien du site : Cliquez ici

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 Revue de presse
Voici un article de presse transmis par le biais de "Phare de France" , suite au Festival de films de court-métrage de Clermond Ferrand :

Séances Audiovision
Au cinéma les yeux fermés

Entre les dialogues, des commentaires diffusés par casque infrarouge permettent aux mal ou non-voyants de profiter des mêmes séances que les voyants. Vive le cinéma en audiovision !

Il est près d'une heure du matin et le père du héros de Joyeux Noël, Rachid explique très agacé à son fils que ce n'est pas une heure pour rentrer. Au casque, une voix explique : Rachid regarde ses parents, penaud . « Mais les chrétiens mangent du couscous des fois, alors nous, on peut bien fêter Noël. » Son père soupire, de dehors, on voit les silhouettes de Rachid et de ses parents se découper à contre-jour par la fenêtre. Le générique s'inscrit en lettres rouges sur fond noir, précise encore la voix avant de décliner le nom des acteurs.

Les commentaires du système audiovision évoquent trait pour trait un scénario. Comme ces indications écrites à partir desquelles la plupart des films prennent forme, ils suggèrent les images, les couleurs, les visages et permettent aux mal et non-voyants d'aller au cinéma comme tout le monde. Ils font naître du coup un débat cinématographique spécifique sur la qualité des indications. « J'ai trouvé que dans cette scène, les commentaires étaient étouffants, explique Laurence. On nous dit : "ils ouvrent une cannette de boisson." C'est idiot, on entend très bien le "pschitt", inutile de le redire. De même, on nous précise que les deux enfants s'offrent le même CD pour Noël. C'est dommage, ça tue le suspens et le dialogue suivant où les deux enfants expliquent avoir tous les deux trouvé leur cadeau dans un paquet de céréales. »

Mélanger les publics
Une autre Laurence se réjouit en revanche des Pinces à linge : « Les descriptions sont courtes, efficaces et discrètes, et puis la voix du commentateur est tellement belle. En plus, le film est bien, j'aime cette dérision autour du handicap, qui fonctionne justement parce que c'est un aveugle qui la pratique. »
D'accord pour la dérision, mais pas trop de handicap.
« Deux films mettant en scène des non-voyants sur huit programmes (AV1 et 2), franchement, ça fait trop, estime Magali. Surtout quand ils sont aussi mauvais que Les Aveugles. Aucun non-voyant n'a besoin de suivre le fil électrique pour trouver l'interrupteur de sa cuisine comme cette vieille dame. Ce scénario, c'est vraiment une collection de stéréotypes sur les aveugles. Son seul intérêt est peut-être, disons, sociologique : il permet d'évaluer la façon dont les voyants nous perçoivent. » Et si le résultat n'est pas brillant, les séances en audiovision offrent une salutaire possibilité de rattrapage. Car l'idée des organisateurs du festival et des responsables du Corum Saint-Jean, hôtes des lieux et promoteurs de l'opération, est bien de mélanger les publics et d'éviter absolument l'effet ghetto. La programmation "best of" des courts des années précédentes a d'ailleurs déjà attiré, sans pub, plusieurs cinéphiles voyants totalement ignorants du dispositif audiovision. « Samedi dernier, j'ai vendu un billet à une dame venue de Strasbourg pour le festival, raconte Dominique Moussière, directeur adjoint du Corum. Un peu avant le film, intriguée par tous ces gens avec des cannes blanches et des chiens guides, elle est ressortie pour me demander si elle ne s'était pas trompée de lieu. Je suis sûre qu'elle n'a pas vécu sa séance de la même façon, la présence de non-voyants rend toujours l'atmosphère plus humaine. »

Sûrement autant que le film, la rencontre est en tout cas ce qui motive les spectateurs aveugles. « Je vais parfois dans des salles classiques, explique Laurence à l'issue du programme AV2, dans ces cas-là, je demande à un copain de m'accompagner pour pouvoir vérifier en deux mots que ce que j'imagine à partir de ce que j'entends correspond bien à la
réalité du film. Ce n'est pas toujours très pratique, mais pour moi, c'est important d'aller dans une salle classique, avec des voyants. Le cinéma, c'est avant tout être ensemble. »
P. W.

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